À propos de moi

Hasina Ambinintsoa

Bonjour, je m'appelle Hasina Ambinintsoa (prononcé : Ha-si-ne)*. Par respect pour votre temps, parlons des choses essentielles.

Cela fait 10 ans que j'exerce le métier de développeur d'applications. Je travaille surtout avec TypeScript, Ruby on Rails, React et Vue.js. J'utilise aussi Python pour beaucoup de choses, mais plutôt côté personnel, et j'explore la programmation bas niveau avec Zig.

Venu de Madagascar, je vis et travaille en France (Île-de-France) depuis 4 ans maintenant. Je suis tout à fait ouvert à une vie en dehors de la France si une belle opportunité se présente. Mais en attendant, je compte rester ici sur le long terme.

Je suis plutôt généraliste que spécialiste. J'ai travaillé presque autant en back-end qu'en front-end, mais j'ai aussi gardé un mindset orienté produit suite à mon passé en tant que chef de projet.

À mes moments perdus, je me rattrape sur le dessin et le design, deux passions que j'ai eues bien avant ma carrière dans la tech mais que j'ai un peu laissé rouiller en cours de route.

* Prononcez-le comme vous le souhaitez, c'est juste pour les curieux. Dès fois, on me le demande, mais franchement, il y a pire comme souci dans la vie. ;)

Si vous voulez en savoir plus

Voici quelques questions qu'on me pose sur moi, plus quelques-unes qui, je pense, pourraient intéresser. Une question sans réponse ? N'hésitez pas à me la poser.

Du LinkedIn n'aurait-il pas suffi ? Ce serait moins de maintenance et plus de visibilité, non ?

Sans doute oui ! C'est une manière de voir les choses !

LinkedIn reste LA plateforme pour la visibilité. Et je compte toujours l'utiliser pour montrer mes progressions et mes résultats.

Mais j'aime le contrôle : un site perso me permet d'expérimenter des animations faites maison et des éléments interactifs, ce que je ne peux pas faire sur LinkedIn.

Ça aide aussi d'avoir un endroit qui n'est pas en concurrence avec le fil d'actualité. Au moment où j'écris ces lignes, une étude a montré que 30 % du contenu court et 41 % du contenu long sur LinkedIn est entièrement généré par IA. Ça dilue un peu l'originalité du contenu pour le coup.

Avez-vous une ligne éditoriale ?

Tout à fait ! J'y ai bien réfléchi.

D'abord, abordons le sujet de l'IA ! Pour moi, le premier brouillon sera toujours à la main (laisser l'IA faire le brouillon rend le texte trop générique). Ensuite je demande à Claude de faire une passe : vérification de la grammaire, fautes d'orthographe, et lecture de mes intentions affichées. Claude peut suggérer des améliorations, mais les appliquer ou non ne dépend que de moi. Puis je lui demande de traduire dans l'autre langue, par commodité. Mais je finis toujours par faire beaucoup de retouches. Le résultat de Claude est fidèle mot pour mot mais il lui manque en général ce petit truc qui reflète ma personnalité dans mes écrits.

Deuxièmement, j'essaie de remonter aux sources primaires quand je peux (articles de recherche, livres, discussions en personne) et de construire mon avis là-dessus. Pour les articles reflétant mes opinions, je veux dire. Ce n'est pas toujours facile ni pratique. Ceci dit, ce site n'est pas fait que pour les billets d'opinion, il s'agit aussi beaucoup de partager mes expériences sur des sujets tech dans mon job.

Troisièmement, on va éviter autant que possible de transformer ce site en site à ragots. J'éviterai donc de parler des différends que j'ai eus avec mes anciens ou actuels employeurs. Pareil pour les problèmes internes que les gens à qui je parle ont avec les leurs, sauf si c'est déjà public (presse, blogs d'entreprise, etc.). Il m'arrivera de déraper ici et là, mais bon, l'erreur est humaine !

Une note quand même : vu que je tente de rester authentique, certains de mes écrits vont sans doute me rendre irrecrutable pour certaines entreprises.

Votre position sur l'IA dans le travail ?

Je n'utilise pas l'IA tant que ça !

Je m'en sers seulement pour la planification, les tests, le code, le debug, la mise à jour des tickets, la lecture de logs, les PR, les revues de code et Slack. OK, tant que ça finalement !

Bref, je prends toujours le temps de tout vérifier, sinon je risque de me tirer une balle dans le pied. (Rime non intentionnelle)*

* C'est Claude qui a trouvé cette rime légendaire en traduisant ma version originale en anglais !

Qu'est-ce qui compte le plus pour vous dans votre travail ?

La raison derrière cette question, c'est que je me suis fait laminer durant un entretien parce que je n'avais jamais pris le temps de réfléchir à ça. J'écris ceci avec le trauma de cet entretien :

D'abord, la communication. Rien ne condamne un projet plus sûrement que son absence. J'en dirai un peu plus en réponse à une autre question plus bas.

Ensuite, une bonne rémunération. Mon histoire, c'est que dans mon pays natal, j'ai monté quelques petits business à côté de mon travail. J'ai embauché des gens et j'ai toujours essayé de payer tout le monde aussi correctement que je le pouvais. Du coup, je sais ce que c'est d'essayer de gérer les dépenses pour garder une boîte à flot. Ce qui fait que j'ai de l'empathie pour les entreprises qui bossent dur pour dégager des bénéfices. Cela dit, mon moral est à plat quand je sens que je ne suis pas payé à ma juste valeur. De mon côté, j'essaie de toujours être au niveau. Je continue à monter en compétences, et on ne paie pas un bon salaire pour un travail médiocre.

Enfin, la responsabilité. Je suis à mon plein potentiel quand on me donne des responsabilités et de l'autonomie. J'aime avoir un peu plus de contexte et d'accès que ce que mon périmètre exige strictement. Par exemple, si je travaille sur le front-end, il me semble raisonnable d'avoir accès à la base de données. Comme ça, je n'ai pas besoin d'attendre le back-end pour savoir si un champ existe ou comment les valeurs sont enregistrées. D'expérience, ça aide beaucoup et ça accélère les choses.

Il y a beaucoup à dire, mais si on réussit déjà ces trois points-là, on part sur un bon pied.

Donc vous parlez anglais et français ?

Le français vient de mon éducation au pays. L'anglais, je l'ai surtout appris par exposition naturelle au fil des années, puis affiné chez Ingedata (c'était la langue officielle de la boîte). Aujourd'hui, je passe de l'une à l'autre sans trop y réfléchir.

Ça donne quoi de travailler avec vous au quotidien ?

Bonne question ! J'ai déjà répondu à une partie deux questions plus haut, mais je peux être un peu plus complet ici :

La communication : j'essaie toujours d'être transparent. Si les besoins sont flous, je vais les tirer au clair, et je vous soumettrai mon approche quand elle a besoin d'être validée. J'essaie constamment de mettre à jour les personnes à qui je rends des comptes avant qu'elles n'aient besoin de le demander. Si quelque chose change et impacte les délais, vous préférerez sans doute l'apprendre au plus tôt, pas la veille du jour J.

La qualité et le pragmatisme : j'écris des tests partout où je peux. J'essaie toujours de suivre les règles de travail établies, mais je les questionne quand quelque chose me semble inefficace. Quand les délais sont serrés, et en supposant qu'on ne puisse pas négocier le périmètre de la livraison, ce qui me semble sensé, c'est de faire ce qui marche mais de toujours créer un ticket pour une seconde passe plus tard : refactoring et tests supplémentaires.

L'humanité : et non ! L'entreprise n'est pas une famille (choquant, je sais !). Mais je crois, dans une certaine mesure, qu'on est des coéquipiers. Certains d'entre nous adorent leur métier, d'autres le font juste pour payer les factures. Dans les deux cas, ça aide si on commence par la gentillesse. Un petit peu de camaraderie ça aide aussi, bien que chacun ait ses limites, je suppose. J'essaie toujours de séparer la personne de l'action, autant qu'il est humainement possible. J'avoue que, rarement, ce n'est pas possible.

« Disagree and commit » : je pourrais l'expliquer, mais je crois que d'autres ont déjà fait le travail pour moi. Ceci dit, j'apprécie une entreprise qui laisse ses employés s'exprimer sur un sujet donné. Mais une fois que la direction a choisi son cap, je retrousse mes manches et je fais le travail demandé, même si je ne suis pas d'accord. Je ne serai jamais celui qui dira « je vous l'avais bien dit » quand les choses tournent mal parce que mon idée n'a pas été retenue. Et s'il s'avère qu'ils avaient tort, on répare ensemble. Mais si un sujet est vraiment crucial et non négociable pour moi, un départ propre et paisible vaut mieux que l'amertume.

Voilà, c'est à peu près tout. Oui, tout ça est plutôt standard dans le métier, voire barbant. Mais être monotone, c'est bien parfois. Ça veut dire que ça a marché pour beaucoup de gens pendant longtemps. En tout cas, j'en suis arrivé là, pas forcément en les googlant, mais vraiment parce que j'ai fait beaucoup d'erreurs dans le passé et que ça m'a coûté. À un moment, on apprend.

Quel est votre avis sur le télétravail ?

Disons que j'ai un avis plus nuancé qui ne va pas plaire à LinkedIn.

Selon un rapport de Forbes, 5 jours par semaine au bureau ont une plus grande chance de conduire les gens au burn-out. Ce dont je conviens. Le même article rapporte aussi que le full remote a tendance à faire baisser la productivité d'environ 8 % à 19 %. Ce dont je conviens également : il y a plus de coordination à gérer et plus de réunions qui grignotent le temps de travail réel. Mais au-delà de ça, mon avis est que votre setup de bureau joue, tout comme votre point de vue sur le télétravail.

L'hybride est donc la meilleure option, à mon avis. En plus des autres bénéfices, voir ses collègues de temps en temps fait du bien. Le full remote n'est pas exclu pour autant : il fonctionne quand l'entreprise est investie là-dessus et conçoit le workflow en conséquence, pas quand elle cherche juste à faire des économies (ça arrive).

Êtes-vous disponible pour un poste ?

Je travaille à plein temps en ce moment, mais je reste ouvert aux opportunités intéressantes. Si vous avez quelque chose en tête, vous pouvez m'en parler.

Une petite particularité sur ma situation : ça changera probablement d'ici deux ou trois ans, mais pour l'instant, je ne peux accepter que des postes en CDI basés en France. Mon visa ne me permet pas encore de travailler à distance pour une entreprise située hors de France. Par contre, je suis disponible pour déménager dans un autre pays. Mais le télétravail depuis l'étranger et le freelance, c'est temporairement niet.

Je veux d'l'amour, d'la joie, de la bonne humeur !

Bonne réf ! Ce que je veux vraiment, c'est de devenir EXCELLENT dans ce que je fais. Vu que la définition d'« excellent » varie beaucoup d'une personne à l'autre, je pense écrire un article sur ce que ça veut dire pour moi. Ma curiosité et mon désir d'expérimenter plein de choses m'ont conduit à créer ce site. Et j'ai aussi deux produits dans les tuyaux. Abonnez-vous pour la suite !

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