Bonne question ! J'ai déjà répondu à une partie deux questions plus haut, mais je peux être un peu plus complet ici :
La communication : j'essaie toujours d'être transparent. Si les besoins sont flous, je vais les tirer au clair, et je vous soumettrai mon approche quand elle a besoin d'être validée. J'essaie constamment de mettre à jour les personnes à qui je rends des comptes avant qu'elles n'aient besoin de le demander. Si quelque chose change et impacte les délais, vous préférerez sans doute l'apprendre au plus tôt, pas la veille du jour J.
La qualité et le pragmatisme : j'écris des tests partout où je peux. J'essaie toujours de suivre les règles de travail établies, mais je les questionne quand quelque chose me semble inefficace. Quand les délais sont serrés, et en supposant qu'on ne puisse pas négocier le périmètre de la livraison, ce qui me semble sensé, c'est de faire ce qui marche mais de toujours créer un ticket pour une seconde passe plus tard : refactoring et tests supplémentaires.
L'humanité : et non ! L'entreprise n'est pas une famille (choquant, je sais !). Mais je crois, dans une certaine mesure, qu'on est des coéquipiers. Certains d'entre nous adorent leur métier, d'autres le font juste pour payer les factures. Dans les deux cas, ça aide si on commence par la gentillesse. Un petit peu de camaraderie ça aide aussi, bien que chacun ait ses limites, je suppose. J'essaie toujours de séparer la personne de l'action, autant qu'il est humainement possible. J'avoue que, rarement, ce n'est pas possible.
« Disagree and commit » : je pourrais l'expliquer, mais je crois que d'autres ont déjà fait le travail pour moi. Ceci dit, j'apprécie une entreprise qui laisse ses employés s'exprimer sur un sujet donné. Mais une fois que la direction a choisi son cap, je retrousse mes manches et je fais le travail demandé, même si je ne suis pas d'accord. Je ne serai jamais celui qui dira « je vous l'avais bien dit » quand les choses tournent mal parce que mon idée n'a pas été retenue. Et s'il s'avère qu'ils avaient tort, on répare ensemble. Mais si un sujet est vraiment crucial et non négociable pour moi, un départ propre et paisible vaut mieux que l'amertume.
Voilà, c'est à peu près tout. Oui, tout ça est plutôt standard dans le métier, voire barbant. Mais être monotone, c'est bien parfois. Ça veut dire que ça a marché pour beaucoup de gens pendant longtemps. En tout cas, j'en suis arrivé là, pas forcément en les googlant, mais vraiment parce que j'ai fait beaucoup d'erreurs dans le passé et que ça m'a coûté. À un moment, on apprend.